Tire-toi une bûche

Au Québec, l’expression tire-toi une bûche est utilisée pour inviter une personne à prendre une chaise pour se joigne au groupe ou à s’installer à la table avec les autres invités.

Cette expression tirerait son origine du début de la colonie, lorsque les habitants de la Nouvelle-France possédaient très peu de meubles. Les chaises n’étaient alors que des bouts de troncs d’arbres coupés.

On utilise cette expression surtout dans des moments de festivités, de réjouissances.

Allez, ne reste pas debout. Tire-toi une bûche et joins-toi à nous.

— Ne reste pas debout à l’écart. Allez, tire-toi une bûche et viens boire un coup avec nous.

— Ne sois pas timide. Tire-toi une bûche et profite de la soirée.

— Est-ce que je peux me tirer une bûche et me joindre à vous ?

Le sens québécois du verbe bûcher

Au Québec, le verbe bûcher possède aussi le sens de «couper du bois, abattre un arbre».

— Je viens de finir de bûcher tout mon bois pour l’hiver.

— Il est allé bûcher dans le bois. Il devrait être de retour pour le souper (repas du soir, le dîner).

— Je suis inquiet. Cela fait plus de cinq heures que Jules est parti bûcher.

Avoir la tête sur la bûche

Au Québec, nous n’avons pas la tête sur le bûcher, mais avons la tête sur la bûche lorsque nous prenons des risques personnels ou professionnels.

Je me suis mis la tête sur la bûche quand j’ai pris votre défense devant le patron.

— Le directeur du Canadien (équipe de hockey) vient de se mettre la tête sur la bûche en échangeant son joueur vedette.

— Bien sûr que je suis stressé. C’est ma tête qui est sur la bûche, pas la vôtre. C’est facile de rester calme quand on ne risque rien.

À noter que cette expression se distingue de l’expression «avoir la tête sur le billot», qui signifie être certain de quelque chose.

 

Inscription à l’infolettre

Inscrivez-vous à notre infolettre (newsletter) pour recevoir les nouveaux articles publiés sur Traduction du français au français.

Je m’inscris