Se fendre en quatre

L’expression québécoise se fendre en quatre est une variation de l’expression française se mettre en quatre, se saigner aux quatre veines.

L'expression québécoise se fendre en quatre est une variation de l'expression française se mettre en quatre.

Se fendre en quatre, c’est donc «se donner beaucoup de mal, se dévouer au maximum».

Je me suis fendu en quatre pour les recevoir à Noël, et je n’ai même pas eu droit à un petit remerciement.

— Ça ne te donnera rien de te fendre en quatre pour ton patron. Il ne verra jamais ce que tu fais pour la compagnie.

Se fendre le cul en quatre

L’expression se fendre le cul en quatre est la version superlative de se fendre en quatre.

— Mon père s’est fendu le cul en quatre pour nous payer les meilleures écoles.

— C’est triste de voir mon grand-père, qui s’est fendu le cul en quatre toute sa vie, finir ses jours dans une toute petite chambre.

Nous utilisons aussi la formule abrégée: se fendre le cul. Elle signifie exactement la même chose que la version plus longue.

— Pourquoi me fendrais-je le cul pour vous autres, bande d’ingrats ?

— Je n’en reviens pas! Je me suis fendu le cul pour remettre le rapport à temps et personne ne l’a encore lu.

Avoir le feu au cul, version québécoise

L’expression avoir le feu au cul peut créer de nombreux malaises dans les échanges entre les Québécois et les Français. En effet, au Québec, cette expression signifie «être très en colère, être en furie contre quelqu’un ou quelque chose». Elle n’a aucune connotation sexuelle comme c’est le cas en France.

Le sens de l'expression avoir le feu au cul est différent en Québec. Alors qu'en France cette expression signifie être pressé, au Québec elle veut plutôt dire être en furie.

Jules a le feu au cul.

— J’ai le feu cul depuis que j’ai appris que je n’aurais pas la promotion.

— Ça m’a vraiment mis le feu au cul de savoir qu’on nous avait caché la vérité.

Péter le feu

L’expression péter le feu peut surprendre lorsqu’on découvre sa signification positive. En effet, péter le feu est synonyme de «déborder d’énergie, être en très grande forme».

Julie pète le feu.

Julie pète le feu.

— Ce matin, je pète le feu. Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi enthousiaste.

— Je pète le feu depuis que j’ai recommencé à m’entraîner.

 

Il existe plusieurs autres expressions québécoises avec le verbe péter. Pour les découvrir nous vous invitons à consulter l’article Se péter les bretelles.

 

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