Je dis en québécois – tu dis en français : Noël

Alors, est-ce que tu es prêt pour ton «magasinage» des Fêtes?

— Au Québec, on est très friand de magasinage.

— Ah, le fameux «magasinage», l’équivalent de notre shopping. Je l’aime beaucoup celui-là! C’est l’un des premiers mots québécois qui a surpris mon oreille en arrivant chez vous. «Magasinage» et la locution faire l’épicerie qui correspond à faire les courses en France.

magasinage en québécois = shopping en France

Vas-tu profiter des ventes d’avant Noël?

— Tout à fait! Je prévois de faire du «magasinage» pour faire découvrir les plats québécois à ma famille, poutine et pouding chômeur (gâteau doré avec sauce au caramel) en tête : miam!

— Tu sais que dans ce cas-ci, le mot vente ne désigne pas l’action de vendre, au sens premier du terme, mais bien rabais, soldes.

— Tu veux dire que je vais bénéficier de réductions sur l’achat des cadeaux de Noël? Gé-nial! De l’autre côté de l’Atlantique, nous devons attendre début janvier pour les soldes.

— Et pour continuer sur le sujet, nos ventes d’entrepôt, ventes d’écoulement et ventes d’inventaire correspondent à vos liquidations.

— Cela me fait penser à un déstockage, l’utilisez-vous aussi au Québec?

— Non, je n’ai jamais entendu ce mot.

— Ça donne des slogans comme : «déstockage massif » qui provoque des cohortes d’acheteurs effrénés, un peu comme le «Black Friday» aux États-Unis.

Est-ce qu’on t’a invité à te tirer une bûche?

— Nous utilisons l’expression tire-toi une bûche pour inviter une personne à s’assoir avec nous. Quoique cette expression soit de moins en moins utilisée, elle survit encore, surtout dans des moments de festivités.

« Ne reste pas debout à ne rien faire, tire-toi une bûche et viens boire un coup avec nous ».

— Oui, je l’ai entendue. C’était justement pour rejoindre des amis autour d’un feu de camp l’été dernier. Après les explications sur le sens de cette expression, j’y ai grillé mon premier marshmallow (guimauve)!

— L’expression «Tire-toi une bûche» remonterait à l’époque où les habitants de la Nouvelle-France se servaient de troncs d’arbres coupés comme chaises. Prête l’oreille, tu devrais entendre cette expression durant les Fêtes.

 

Ce texte à quatre mains a été écrit par Vincent Guérineau de la France et de Patrice Hudon du Québec.

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