Lire une grosse brique

La brique au Québec est l’équivalent du pavé en France, c’est-à-dire un gros livre.

Une femme qui lit une brique, équivalent québécois du pavé français.
Julie a passé ses vacances le nez plongé dans une brique.

— Hier soir, je me suis plongé dans une grosse brique et je n’ai pas vu le temps passer. Je me suis couché à 3 heures du matin. La journée va être longue!

— Ça fait des années que je n’ai pas lu une grosse brique. Avec les enfants, je n’ai plus le temps de lire.

— J’ai trois briques à lire avant la fin de la session (trimestre). Je ne pense pas y arriver. Je m’endors au bout de trois lignes.

Il faut éviter de traduire l’expression « pavé publicitaire » par « brique publicitaire ». Dans ce contexte, il n’existe pas d’équivalent québécois au mot pavé.

Attendre quelqu’un avec une brique et un fanal

L’expression attendre quelqu’un avec une brique et un fanal veut dire « attendre quelqu’un de pied ferme, lui réserver un accueil brutal ».

— Mon garçon est rentré à trois heures du matin. Je l’attendais avec une brique et un fanal. Il ne l’a pas trouvé drôle.

— Chaque fois que nous allons chez Jules, sa nouvelle copine nous reçoit avec une brique et un fanal.

— Il faut se dépêcher. Sinon Julie va nous accueillir avec une brique et un fanal.

Selon certaines sources, cette expression aurait changé de sens au fil du temps. Avant l’électrification, les gens accrochaient un fanal devant leur fenêtre pour signifier qu’ils ne dormaient pas encore. Un proche pouvait donc aller cogner à leur porte sans crainte de les déranger. Et l’hiver, ils mettaient des briques autour du feu et les plaçaient ensuite au pied du lit pour le réchauffer. Donc, il se peut que vous découvriez un sens bienveillant à l’expression attendre quelqu’un avec une brique et un fanal, surtout dans des textes anciens.

Toutefois, aujourd’hui, la brique est dans cette expression plus un projectile qu’un élément chauffant protecteur du froid.

Comme une tonne de brique

L’expression comme une tonne de brique signifie « lourdement, brutalement, sans délicatesse ».

— Le médecin m’a annoncé la mauvaise nouvelle. Ça m’est tombé dessus comme une tonne de brique. Je ne savais pas comment réagir.

— Le rapport du vérificateur général est tombé comme une tonne de briques sur la classe politique.

— Les blagues de l’humoriste sont tombées comme une tonne de briques dans l’assistance. Personne ne réagissait. Le silence total…

Mais attention, il existe des subtilités à cette expression. Par exemple, si vous entendez quelqu’un dire ça sonnait comme une tonne de brique , en parlant d’un concert, la personne voulait probablement dire que la musique était lourde et cacophonique.

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