La cabane à sucre

La cabane à sucre est un bâtiment destinés à la fabrication du sirop d’érable et où l’on sert des mets traditionnels du Québec. On retrouve les cabanes à sucre dans des érablières, c’est-à-dire des peuplements d’érables à sucre exploités pour l’industrie des produits de l’érable (sirop, sucre, etc.).

Samedi, nous sommes allés dans une petite cabane à sucre traditionnelle.

— Chaque année, toute la famille se réunit à la cabane à sucre. Chaque année, je fais une crise de foie. Un jour, je  vais comprendre…

— Cette année, ils ont fait jouer du hip-hop à la cabane à sucre. Même là, les traditions se perdent.

— Je suis très déçu de cette cabane à sucre. Ils nous ont servi du sirop de poteau.

Le sirop de poteau est un sirop industriel, généralement fabriqué à base de maïs. C’est un succédané du sirop d’érable.

Le temps des sucres

Le temps des sucres arrive au printemps, lorsque la sève commence à monter dans les érables à sucre. On retrouve cette espèce d’érable au bois blanc et très dur dans le sud du Québec. Cet arbre fournit une sève sucrée avec laquelle on fabrique différents produits, comme le sirop, la tire et le beurre d’érable.

Le temps des sucres est commencé. On a eu notre première récolte d’eau d’érable.

— Le temps des sucres se termine bientôt. Il faut se préparer au temps des semences.

— Mon grand-père me disait chaque printemps: « Je me souviens que dans mon enfance, le temps des sucres arrivait souvent en même temps que le carême. C’était frustrant. »

— Le temps des sucres est le meilleur moment de l’année ! Ce n’est pas que j’aime le sucre, c’est que je déteste l’hiver.

Une bibitte à sucre

Le mot bibitte (bébitte, bébite, ou bebite) signifie « insecte », mais la locution bibitte à sucre, il désigne une personne qui a la dent sucrée.

Mon plus jeune est une vraie bibitte à sucre.

— Mon petit garçon est une vraie bibitte à sucre. Ses yeux s’allument quand il voit du sucre d’érable.

— En vieillissant, c’est difficile de garder son poids de jeunesse quand on est une bibitte à sucre.

— La crèmerie au coin de la rue attire toutes les bibittes à sucre du quartier.

Au Québec, une crèmerie est un commerce où l’on sert des produits dérivés du lait prêts à être consommés, comme les cornets de crème glacée (appelés glaces en France).

Nous vous invitons à consulter l’article Bébitte ou maringouins ? pour découvrir le mot bibitte.

La différence entre avoir le bec sucré et se sucrer le bec

L’expression se sucrer le bec veut dire « manger des sucreries, des mets sucrés », tandis qu’avoir le bec sucré signifie « avoir la dent sucrée ».

C’est le temps de nous sucrer le bec !

— On a bien le droit de se sucrer le bec de temps à autre. On a juste une vie après tout.

— La tarte aux amandes est prête. Venez vous sucrer le bec.

— J’ai toujours eu le bec sucré, mais depuis quelques années, je ne contrôle plus mes fringales !

Les surprenantes oreilles de crisse

Pour terminer, nous nous penchons sur les oreilles de crisse, une spécialité culinaire québécoise que l’on déguste principalement dans les cabanes à sucre, rarement ailleurs. C’est un mets traditionnel à diffusion limitée.

Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas mangé des oreilles de crisse. Je ne sais pas si mon foie va résister.

Les oreilles de crisse, ou « oreilles de Christ », sont de la couenne de lard sautée ou frite et servie sous forme de croustilles épaisses.

— Mon adaptation au Québec s’est faite assez facilement. Je suis passé des fritons aux oreilles de crisse sans trop de problèmes.

— Dimanche, j’ai fait une entorse à ma diète. Je me suis bourré de jambon, d’omelettes, de fèves au lard et surtout d’oreilles de crisse. C’est décidé. Aujourd’hui, je me remets au jogging.

— Il faut avertir les touristes de manger les oreilles de crisse lentement. Les morceaux de couenne durcis ont brisé quelques dents.

Pour découvrir d’autres expressions québécoises formées  avec le mot oreille, n’hésitez pas l’article Les oreilles dans la langue québécoises.

Inscription à l’infolettre

Inscrivez-vous à notre infolettre (newsletter) pour recevoir les nouveaux articles publiés sur Traduction du français au français.

Je m’inscris