Il n’est pas sorti du bois

L’expression québécoise Il n’est pas sorti du bois est similaire à l’expression française Il n’est pas sorti de l’auberge.

Un Québécois qui n’est pas sorti du bois est donc dans le pétrin. Il se trouve dans une situation difficile. Il peut à la fois vivre dans une tour d’habitation en plein centre-ville de Montréal et ne pas être sorti du bois. 

— Avec la réforme de l’assurance-chômage, les jeunes chômeurs de Montréal ne sont pas sortis du bois.

— Le gouvernement n’est pas sorti du bois avec ses centaines de promesses non tenues.

— Les ventes s’améliorent, mais nous ne sommes pas encore sortis du bois.

Du bois franc

Poursuivons avec certaines particularités du mot bois.  Au Québec, nous aimons bien le plancher de bois franc. Cela ne veut pas dire que le plancher est honnête, mais plutôt qu’il est fabriqué à partir de bois dur provenant d’arbres à feuilles caduques.

— Sous le tapis, j’ai trouvé un magnifique plancher de bois franc.

— Je n’aime pas les planchers flottants. Je préfère les planchers en bois franc.

Le coureur des bois fait un tour dans le boisé

Au Québec, le mot bois est souvent synonyme de forêt.

— Allons-nous promener dans les bois pour cueillir l’ail des bois (une plante forestière à longues feuilles vertes, dont le goût rappelle celui de l’ail).

— Ma mère ne veut pas que je me promène seul dans le bois.

Les Québécois utilisent l’adjectif boisé comme un nom synonyme d’un terrain couvert d’arbres.

— Ils vont construire un centre sportif sur le boisé à côté de l’école.

Finalement, plusieurs Québécois sont les descendants de coureurs des bois, des aventuriers qui faisaient la traite des fourrures avec les Amérindiens.

Les coureurs des bois font partie de l’imaginaire collectif des Québécois, même si aujourd’hui nous vivons en grande majorité dans les villes.

Inscription à l’infolettre

Inscrivez-vous à notre infolettre (newsletter) pour recevoir les nouveaux articles publiés sur Traduction du français au français.

Je m’inscris