Être né pour un petit pain

L’expression être né pour un petit pain a longtemps servi à illustrer la condition sans espoir de la collectivité québécoise. C’est l’écrivain Louis Hémon qui l’aurait popularisé dans son roman Maria Chapdeleine (1950).

Le titre d'un éditorial «né pour un petit pain». Cette expression illustre le manque d'ambition du peuple québécois.
Source : Les Affaires

— Nous autres les Québécois, on nous a longtemps répété que nous étions nés pour un petit pain. Mais heureusement les choses ont changé dans les années 1960.

Aujourd’hui, cette expression sert plutôt à décrire le manque d’ambition, la résignation ou le fatalisme des individus, et non plus la misère du peuple québécois dans son ensemble.

— Mon père était dépressif. Il a toujours cru que nous étions nés pour un petit pain. Il avait tort. Aujourd’hui, je suis propriétaire de huit boulangeries partout dans la province.

Le pain est au cœur de notre alimentation. Il est aussi l’ingrédient principal de nombreuses expressions québécoises comme il ne faut pas ambitionner sur le pain béni ou faute de pain, on mange la galette.

Saviez-vous qu’il n’y a pas de pain français en France ?  Pour trouver du pain français, il faut aller en Belgique ou au Québec.

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