Connaissez-vous les bas québécois ?

Le bas québécois est l’équivalent de la chaussette française, aussi incongru que cela puisse paraître aux oreilles d’un Français.

Je me présente, je m'appelle bas, ou petit bas pour les intimes, dit le bas québécois. C'est drôle. je trouve plutôt que tu as une tête de chaussette, lui répond la chaussette française.

En France, un bas est une pièce de vêtement qui couvre la jambe et le pied. Cette différence explique pourquoi certains Français éprouvent de la difficulté à « mettre leurs bas », même s’ils vivent au Québec depuis plusieurs années. L’image mentale n’est pas la même et nécessite une certaine adaptation.

Au Québec, la fréquence d’utilisation du mot bas est beaucoup plus élevée que celle de chaussette. En fait, bas occupe presque tout l’espace linguistique. On retrouve chaussette surtout dans les communications écrites ou sur les sites de commerces électroniques.

Je porte un bas et une chaussette

Le site de Décathlon Canada est un site bilingue franco-québécois. Les bas y côtoient les chaussettes.

Sur le site de Décathlon Canada, les bas côtoient les chaussettes.

Et même lorsque nous parlons des chaussettes de sport portées par les joueurs de soccer (football), nous employons aussi le mot bas.

— J’ai oublié mes bas de soccer à la maison. Je vais jouer avec mes petits bas bruns. Je vais avoir l’air fou, mais je n’ai pas le choix.

Les bas du premier ministre

Justin Trudeau, le premier ministre du Canada, se distingue par ses bas thématiques ou de couleurs dépareillées.

Être en pieds de bas

La locution être en pieds de bas signifie simplement « porter des chaussettes sans chaussures ». On emploie aussi « être en petits bas » ou simplement « être en bas » pour dire « se promener en chaussettes ».

Être en pieds de bas, une habitude familiale.

— Pendant trois heures, assis sur une petite chaise en plastique, j’ai attendu le docteur en jaquette (chemise d’hôpital) et en pieds de bas.

— Quand je suis allé dans ma belle-famille pour la première fois, j’ai enlevé mes souliers (chaussures) en entrant et j’avais des trous dans mes petits bas. Ça commençait mal…

— On dirait que porter des bas blancs avec des sandales n’est plus quétaine (ringard) comme dans les années 1990.

Manger ses bas

Au Québec, il nous arrive de « manger nos bas », de manière figurative bien sûr. Ce n’est pas la façon québécoise de manger suffisamment de fibres.

L’expression manger ses bas a deux significations : « perdre de l’argent » ; « s’énerver, paniquer ».

Certains disent aussi « manger sa chemise » lorsqu’il est question de perte d’argent.

Source : La Presse

— J’ai investi toutes mes économies dans un café du centre-ville, juste avant la covid. Laisse-moi te dire que j’ai mangé mes bas !

— Jules est en train de manger ses bas. Dans cinq minutes, il doit parler en public pour la première fois de sa vie.

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